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L’oiseau lyre…

… n’existe pas que chez Prévert ! Il vit aussi dans les forêts australiennes. La bête est très discrète, on entend parfois son cri, on la voit plus rarement : appréciez donc la petit vidéo ci-dessous ( (c) Simon)

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Le CNRS prend soin des siens

(Et l’université aussi…)

Prologue

Deux préliminaires sont utiles à ceux qui ne sont pas familiers avec les merveilles de l’administration de la recherche en France, pour en savourer tout le sel.

D’une part, comme la plupart des enseignants-chercheurs de France, je suis salarié de l’Université; mais une bonne partie de mon travail de recherche est financé par le CNRS, et ce qu’on appelle familièrement un « labo » est en fait une « UMR » (Unité Mixte de Recherche), une structure gérée conjointement par l’Université et le CNRS [dans notre cas par deux universités, le CNRS et l’IRD, et je ne sais plus qui encore, ce qui fait que pour avoir le droit de déplacer une chaise il faut réunir un comité de quelques dizaines de personnes représentant les différentes tutelles, mais c’est une autre histoire]. Grosso modo, je dépend donc de mon université (directement) pour mon emploi et pour l’enseignement, et du CNRS (via l’UMR) pour la recherche.

D’autre part, dans notre petit monde le document le plus important qu’on puisse imaginer est l’Ordre de Mission (avec les majuscules). Un Ordre de Mission dit qu’on se déplace pour les besoins du service, et donc sous la responsabilité de l’Administration, avec des implications qand même en terme d’assurance (tout ce qui pourrait nous arriver est un accident du travail), et de remboursement de frais (sans OM, pas de remboursements – l’inverse n’est pas vrai parce que même si vous avez un OM il faut encore que vous trouviez les crédits sur lesquels être remboursé, que vous ayez réservé vos hôtels auprès du bon fournisseur et que vous produisiez les bonnes factures et les bons formulaires, et que vous ayez coché les bonnes cases, et que le gestionnaire décide ce jour-là d’appliquer les règles de la façon qui le permette). A l’Université, vous pouvez faire ce que vous voulez et peronne ne vous dira rien – mais la seule fois où j’ai été réprimandé par ma hiérarchie en 10 ans a été celle où, naïvement, je suis parti quelques jours sans ordre de mission (horreur !).

Si vous mettez ensemble les deux points ci-dessus, vous voyez qu’on peut donc selon les cas avoir des OM de l’université, du CNRS, voire des deux en même temps. Evidemment ce sont des hiérarchies différentes et des bureaux différents auxquels on s’adresse dans les deux cas, voire des règles différentes. Pour ce voyage en Australie, je suis parti avec un OM de l’Université, sans frais (donc ne donnant pas droit à remboursement de la France) puisque en principe tout était bouclé côté Australien. Cet OM avait été établi, à l’origine, jusqu’au 20 Juillet – ce qui devait largement suffire.

Le récit qui suit est anonymisé (l’identité des personnes en cause n’est pas importante), et j’utilise le masculin pour parler de tous mes interlocuteurs pour en favoriser l’anonymat.

Acte 1: le CNRS

Au mois de Mai, les quelques petits problèmes sanitaires dont vous avez peut être entendu parler font que notre vol de retour est annulé, et que nous sommes forcés de rester à Melbourne un peu plus longtemps que prévu – jusque début Août et non pas fin Juin, comme dans le plan d’origine. Et par ailleurs la situation à Monash (l’université en Australie) n’est pas glorieuse, et ils ne sont plus vraiment en mesure de nous aider financièrement – en tout cas pas autant que prévu initialement.

Après quelques réflexions, je m’avise que sur un autre projet que je gère au CNRS, il y a des crédits disponibles et qui ne seront pas dépensés cette année vu pour tout le monde, les voyages et le terrain vont être très réduits. Ce que je fais ici est en lien avec cet autre projet : ce n’était pas prévu comme ça, mais après tout il y a une solution toute simple, qui est de financer le temps en trop en Australie avec le projet B.

Je contacte donc le gestionnaire CNRS (le 15 Mai) pour lui demander un OM. Je remplis le formulaire qui va bien et j’envoie le tout. On me répond que « il faut que je me renseigne, je ne suis pas sûr qu’on ait le droit d’utiliser cet argent pour ça ». Bon, ça c’était prévu.

Trois relances et 15 jours plus tard, « on » n’est toujours pas plus avancé, je m’adresse au supérieur dudit gestionnaire qui me répond « mais enfin Monsieur, puisqu’on vous a dit que ce n’est pas possible ! Le projet B ne permet pas de financer ce déplacement! ».

Je ne suis pas outre mesure surpris (je connais un peu la maison….) et je sollicite la plus haute personalité que je connaisse, (pas très haute d’ailleurs, ça doit être mon N+2, N+3 au mieux, je n’ai pas le bras si long … ). Après avoir consulté la Direction de Machin et le Service des Bidules, sans parler du representant régional du CNRS (à ce stade il y a donc 7 personnes en copie de chaque mail, mon N+1, la Haute Personalité, le gestionnaire et son chef, les deux Services concernés, le représentant régional), il confirme que ce n’était en effet pas prévu mais que vu les circonstances, il n’y voit aucun inconvénient.

Jusque là tout va bien, je remplis à nouveau le formulaire de demande d’ordre de mission (que le gestionnaire ne fait que recopier dans le système informatique avant de le déchirer, mais il faut quand même faire la demande sur le bon formulaire sinon ça compte pas) (oui, je le remplis à nouveau, apparement ces trucs sont biodégradables, si il n’ont pas servi en 15 jours il faut les refaire). Mais, me dit-on, « les missions à l’étranger sont interdites en ce moment, il va donc falloir demander l’avis du service « Sécurité/Défense ». Je l’accompage d’une belle lettre dans laquelle j’explique (1) que je ne suis pas en train de détourner des fonds; (2) que je ne suis pas précisement en train de partir en mission, et que je n’ai pas exactement le choix …

On en est à ce point à la mi-Juin. Le dossier remonte dans les services du CNRS, et revient avec la mention « dossier refusé par le service Sécurité/Défense ».

Interrogations. Du haut de son bureau, le SD daigne donner une explication qui mérite d’être citée dans son entier :

« Le missionnaire est un enseignant chercheur parti avec un OM de l’université. Dans le déroulé de sa mission, à cause du Covid il ne peut pas rentrer du fait de l’absence d’avion. Cette situation relève donc de la responsabilité de l’université et la prolongation de la mission doit venir d’eux. Au CNRS , dans ce cas l’OM est de facto prolongé jusqu’au retour de l’agent.

Signé un Om avec une date ante de début de mission du jour de la signature est un acte administratif interdit et votre OM ne correspond à la justification du mission : avoir un Om pour juin et juillet !

En clair cette demande doit être faite à votre université car c’est l’employeur et celui qui a émis l’OM qui a conduit votre agent à être en Australie coincé à cause du Covid

Bien cordialement. »

(la troisième personne, les fautes de frappe et la formule de politesse administrative sont d’origine).

Je demande donc un OM à mon Université, qui me répond « ah, mais monsieur, on n’a pas le budget ppur ça ! On ne peut pas vous faire un ordre de mission. OM refusé ».

Le gestionnaire local du CNRS propose donc de refaire une nouvelle demande d’OM au CNRS, accompagnée de ce refus de l’Université. Re-formulaire, re-courrier d’accompagnement, le tout repart au SD. Dont la réponse revient (à son crédit, dans les 24 h), et je re-cite

Personnel de l’université, il me faut l’engagement écrit de son employeur comme quoi il autorise cette mission au delà du 23 juillet date retour sur l’OM actuel de l’université ( j’ai mis mon homologue de l’université en copie pour ce point afin de réduire les délais de traitement) .

Cette personne ayant plus de 89 jours de missions consécutifs dans le même pays ou de plus de 89 jours de missions sur 365 jours glissants, pour le CNRS, sa demande relève d’une demande mission longue durée telle que définit dans la note du 16 juillet 2019 avec l’avis du DI et aussi dans son cas, la vérification par le FSD du CNRS de protection de la propriété intellectuelle ; Or cette mission se faisant actuellement sous couvert de l’université dans le cadre d’une invitation pour des travaux de recherche donc a priori sans convention avec le CNRS, Il convient donc d’avoir une convention signée entre le CNRS et cette université puisque nous finançons cette mission ( toujours comme prévu par le note de juillet) qui précise le partage des résultats ( modèle connu de la SPV de la DR) ;

Enfin je rappelle que toute mission hors union européenne nécessite un accord de la Présidence du CNRS sur un dossier de synthèse que je dois réaliser ( traitement rapide car je possède bien le dossier et que si tout est clair, la réponse de la Présidence est dans la journée) »

Pour bien savourer cette réponse, il faut donc comprendre que le SD me demande:

1) Un dossier de « mission longue durée« , lequel comporte une « fiche d’analyse des risques remplie conjointement par le missionaire et le Responsable Sécurité de l’UMR« ; un « protocole de communication » écrit par le Directeur de l’UMR; un « certificat médical établi après visite de la Médecine du travail« .

2) Une convention portant sur les questions de propriété intellectuelle, qu’il faudrait que je fasse signer par le CNRS et Monash University (qui n’en a pas grand chose à faire, qui a d’autes chats à fouetter en ce moment, et qui ne se sent pas tellement obligée de se plier aux règles de fonctionnement d’un organisme de recherche étranger…).

Le 23 Juin, je jette l’éponge et j’abandonne toute vélléité d’OM du CNRS; je me fends d’une lettre aigre-douce (plus aigre que douce, d’ailleurs), en mettant en copie tous mes interlocuteurs. (A son crédit, la Haute Personnalité dont il était question m’a demandé d’en faire une version plus diplomatique our faire remonter l’affaire à la direction du CNRS, trouvant que quand même, on va un peu loin dans la bureaucratie obtuse…)

Dans la journée — miracle du « management by perkele » — un de mes interlocuteurs me répnd « ah, mais justement, quelle coïncidence – je viens d’avoir une idée, on pourrait faire une convention avec ‘UJM pour transférer ces fonds à l’Université, qui pourrait ensuite vous faire un ordre de mission ! ». Bon sang, mais c’est bien sûr !

Acte 2 : l’Université

Nous voilà au 25 Juin, et on relance toute la procédure. Il faut d’abord, pour avoir une convention, demander l’intervention des services gestionnaires de la Faculté des Sciences, du Responsable Administratif, du Responsable Financier, du Service International, de la Direction de la Valorisation de la Recherche, sans parler de l’agence Comptable, du Service Juridique et des Ressources Humaines.

Evidemment, chacun de ces services a besoin qu’on lui explique pourquoi on a besoin d’une convention, et pourquoi ce n’est pas le CNRS qui signe l’ordre de mission, et d’abord que faites vous en Australie, monsieur ? Réponses données, plus aucun de ces services ne juge nécessaire de me tenir au courant de l’avancement des démarches, ni d’ailleurs de répondre à mes demandes.

Une fois tout le monde satisfait, je peux donc refaire une nouvelle demande d’ordre de mission, que mon responsable de labo local refuse aussi sec parce que « tu n’as pas mis les bonnes dates, tu as pas le droit de faire comme ça ». Ayant constructivement contribué au dossier, il peut donc — comme les autres interlocuteurs en fait– ne plus intervenir dans l’histoire. Donc, je refais ma demande, avec les bonnes dates, et voilà le formulaire reparti dans les méandres administratifs.

Deux semaines s’écoulent. Rien. J’envoie quelques mails pour me renseigner, et je reçois deux types de réponses : (1) rien du tout – pas de réponse, même pas « je suis au courant c’est en cours » (mais ça, c’était prévu, c’est le fonctionnement standard de l’administration universitaire); (2) « c’est pas nous qui nous occupons de ce dossier, demandez au service XYZ » (ce qui est aussi une réponse standard, toujours plaisante à lire quand elle vient justement de la personne qui a le plus posé de questions et trainé les pieds à l’étape précédente – pourquoi toutes ces questions alors, si c’était pas leur problème pour commencer ?).

Et nous voilà donc au 20 Juillet …. sans plus de nouvelles ni de l’ordre de mission, ni de la convention, encore moins des crédits. Comme les vacances commencent cette semaine, pour ceux qui ne sont pas partis le 14 Juillet, je doute fort que quoi que soit change avant le 1 Septembre : bonnes vacances à tous !

Mise à jour le 22 Juillet

Hier, j’ai envoyé un courrier au Président de mon Université – courrier tout à fait factuel, où je me bornais à signaler que mon ordre de mission ayant expiré, je me trouvais actuellement à Melbourne hors de tout cadre administratif.

24 h après (et sans plus de commentaires), j’ai reçu un mai (automatisé) du système de gestion des missions m’indiquant que mon OM était validé, et me faisant suivre le précieux document… magie du « perkele »…

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Monash U

Profitez bien de ces photos du campus : vous n’en n’aurez pas tellement d’autres, vu la reprise du « lock down » pour une durée non spécifiée…

C’est dommage: le campus de Clayton mérite le coup d’oeil. Grand et spacieux, avec des bâtiments modernes mais soignés, planté de grands arbres … on s’y déplace à pied, dans l’odeur des eucalyptus.

Le bâtiment de la Chancellerie (présidence)
Le bâtiment de « Mental Health ». Si vous n’étiez pas fou avant, vous le deviendrez en y rentrant…
« Rock garden », devant le département de géologie
Le « Cinque Lire » est le café préféré du staff…
Les étudiants se trouvent plutôt au « Campus Center ». Sauf cette année, bien sûr…

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Vendredi 10: C’est assez…

… c’est le moment de retourner dans Melbourne et de retrouver le lockdown.

Mais en attendant, cétacés ! Pour finir la ballade, on les a vu en bateau près de Phillip Island, où nous étions déjà allés. Une belle demi journée de croisière, pour s’approcher de belles baleines à bosse, quelques phoques, et des essaims de dauphins qui accompagnaient le bateau…. Une inoubliable journée !

Trouverez vous les trois espèces de mammifères sur cette photo ?

Le photographe du bateau, lui, avait un gros zoom… N’empêche que c’est bien ça qu’on a vu !

Et comme le dit le proverbe familial, « baleines dans la journée, fish and chips au diner »…

… en fait, au goûter, vers 17h en descendant du bateau (faut dire qu’on avait sauté le repas de midi). Et à la nuit tombante…

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Jeudi 9: le lac aux pélicans

…oh plutôt, les pélicans du lac, de Lakes Entrance plus exactement. Ça se trouve 250 km plus loin sur la côte, une petite ville portuaire et balnéaire (et pour tout dire, plutôt moins attractive que Mallacoota), elle aussi à l’entrée d’un complexe de lacs et d’estuaires.

On s’y est arrêté pour un pique nique. C’était aussi l’heure du retour des pêcheurs, qui nettoyaient leurs poissons au bord de l’eau, au grand plaisir des pélicans…

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Mercredi 8 : station balnéaire

Nous voilà donc revenu dans le Vic, en attendant de rejoindre Melbourne… et de n’en plus sortir avant de prendre l’avion, du moins on espère…

Pour nous remettre de nos émotions, on a passé la journée au calme à Mallacoota, une petite bourgade tranquille au fin fond de l’Etat. Tranquille en cette saison, du moins : vue la taille du caravan park municipal, qui occupe tout le front de mer, ça doit être pas pareil en été…

En cette saison, c’est une petite ville nichée au bord d’un agréable « inlet », un lac ou un estuaire saumâtre séparé de la mer par un cordon de dunes. Les pélicans nagent sur l’estuaire, les kangourous sautent dans le parc municipal, et l’ensemble est des plus calme et reposant…

Pour bien commencer la journée, petit dej au soleil…

Mais toujours pas de baleines, hélas…

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Mardi, mercredi: après les feux

De Narooma à Lakes Entrance, sur près de 500 km on traverse la zone qui a brûlé l’été dernier. Les paysages restent souvent beaux, de loin on ne se rend pas toujours compte de ce qui a brûlé, et c’est par zones et par tâches. Le revers de la colline au dessus du shed est detruit, mais pas les pentes vers l’estuaire ( ni le shed lui même). Souvent les prés autour des fermes ont été sauvés par les pompiers, et l’herbe y a de toutes façons repoussé.

Côté grillé…
100 m plus bas

Par endroit, c’est sinistre, surtout quand il fait un peu gris, comme mardi après-midi à Boyd tower (d’où on peut, nous avait on assuré, voir les baleines… Tu parles).

Mais le plus souvent, ce qui frappe, c’est ce qui reste (ou redevient) vert. C’est que cette forêt est faite pour brûler, les plantes y sont adaptées. Ces feux, certes, étaient parmi les pires de la (courte) histoire australienne, mais à part leur ampleur ils n’ont rien d’anormal… Il y en a eu des comme ça tout les 10 ou 20 ans. Et dès la prochaine saison humide, c’est à dire maintenant, le sous bois repart, les herbes verdissent, les fougères sortent leurs feuilles et les eucalyptus, étrangement, semblent couverts de lierre… Mais ce sont bien leurs feuilles qui couvrent les troncs encore noirs !

Et les villes ? Eh bien, elles repoussent aussi, et les habitants aussi sont adaptés. Ils nous racontent comment ils ont dormi une semaine dans leur voiture sur le port du village, sans savoir si leur maison existait encore. Les bâtiments detruits sont reconstruits, et il n’y a pas si longtemps encore, les melbourniens allaient délibérément passer le weekend au Gippsland pour aider l’économie des collectivités locales. Dans les villages, on voit des arbres roussis et des buissons brûlés, et aussi quelques sentiers fermés et des pontons detruits, mais pas tellement de maisons endommagées : ont-elles déjà été reconstruites ? Pas impossible, vue la qualité de la construction, plaques de contreplaqué sur ossature de bois…

Sur la plage de Mallacoota, c’est dur d’imaginer qu’il y a seulement quelques mois, dans leur bourgade au bout de la plus lointaine côte du Vic, séparés du reste du monde par 300 km de forêt en feu, les habitants s’étaient réfugiés sur la plage pour échapper à l’incendie, et avaient été évacué par les hélicoptères de la marine…

« between the devil and the deep blue sea »: la plage de Mallacoota, « place of last resort » (c’est le terme officiel utilisé par les pompiers)
Mallacoota, janvier 2020
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Mardi 7 : en partant…

En quittant NSW, puisque les Victoriens que nous sommes, un peu malgré nous, n’y sont pas les bienvenus – le camping prévu pour ce soir nous a finalement prié de bien vouloir aller poser notre camping car et nos virus ailleurs…

Quittant donc ces peu hospitalier voisins, avant que la frontière ne se referme, nous nous sommes quand-même arrêté une heure à Central Tilba, adorable petit village « arty crafty » plein de jolies maisons et de boutiques sympa…

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Lundi 6 : Forêt, mer et huîtres

Dave et Pauline possèdent, près de Narooma, un petit bout de terrain : 4 hectares de forêt, kangourous et perroquets inclus, au bord d’un estuaire boisé et plein de parcs à huîtres.

Sur ce terrain ils ont un « shed », un ancien hangar à bateaux sommairement aménagé, où ils nous invitent depuis qu’il est question que nous venions en Australie.

Nous avons donc pu y passer 36h, entre ballade en forêt, kayak sur l’estuaire, petit tour en ville pour aller voir la mer, repas de poisson grillé, et invitation à prendre le café chez les voisins, qui ont une superbe maison sous les arbres. Pas grand chose à montrer ou raconter, mais c’était chouette…

Le « shed »

Ps- tant mieux, parce qu’on apprend aujourd’hui que NSW ferme sa frontière avec Vic, la dernière frontière interne qui restait ouverte, et sans doute qu’on va nous refuser dans les campings de NSW dans les prochains jours. On est prié de rentrer « chez nous » avec nos virus. On en a profité tant qu’on a pu…