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Middle suburbs

On va finir par un thème un peu plus gai… Melbourne, ce n’est pas que son CBD, aussi joli soit-il. En fait, ce qui pour moi est peut être la plus grande source de ravissement, ce sont tout les quartiers autour du centre – autour, il faut le prendre au sens large, disons jusqu’à 10 km du centre, tout ce qui s’atteint en tramway.

Dans tout ces quartiers, on a une impression de ville établie agréable, où il fait bon flâner et prendre le café en terrasse

Des petits bouts d’architecture des années 1900:

Des rues résidentielles vertes et ombragées

Des parcs, des terrain de cricket, des pistes cyclables, des grands arbres…

L’ensemble ne rend pas forcément très bien en photo, mais est des plus agréable à traverser… on y vivrait bien !

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Greater love hath no man

La citation est un peu pompeuse :

Greater love hath no man than this, that a man lay down his life for his friends

Jean 15:13 (Version King James)

En Français :

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.

C’est la phrase qui est gravée à l’entrée du « Shrine of Remembrance », le monument aux morts du Victoria (et d’ailleurs sur tous les lieux de mémoire de ce genre, depuis le « RSL » – Returning Servicemen League – du quartier, jusqu’au monument national à Canberra).

Une drôle de destination de ballade me direz-vous, oui, nous y avons été attiré par le site, sur une colline boisée, avec une vue mémorable sur le centre ville

Et nous y sommes restés, je ne dirais pas vraiment « séduits », mais certainement touchés par l’ambiance du lieu.

Les « poppies », bien sûr, y sont à l’honneur. En grand :

En petit :

Les « poppies », les coquelicots, en pays Anglais c’est le symbole des morts à la guerre : c’est la première fleur -fleur rouge sang, bien sûr- qui, dit-on, a repoussé sur les champs de bataille de Flandres en 1915. C’est un symbole que tout le monde comprend, tellement qu’il n’est pas besoin de l’expliquer. Chacun simplement plante ou accroche son coquelicot en souvenir.

Ici on se souvient, tout simplement, des Victoriens qui sont morts à la guerre – et on arrive à le faire sans que ça ne tourne ni à la gloriole militariste, ni au pacifisme bêlant ou à la colère. On arrive à le faire, en fait, sans autre message que la tristesse et la reconaissance, avec une forme de retenue et de dignité.

Un petit musée, au sous-sol, explique les guerres auxquelles les soldats Australiens ont pris part, et nous dit simplement où, et pourquoi ces australiens sont allés se faire tuer, à 20 000 km de chez eux. Tout au long du XXe siècle, partout où il y avait des mauvais coups à prendre, on a trouvé des soldats Australiens.

Ils étaient à Gallipolli en 1916 (chez nous, on connaît la partie maritime, l’offensive des Dardanelles), où les « ANZAC » ont découvert en mourrant ensemble qu’ils faisaient tous partie de ce qui n’était pas encore une nation australienne. Ils étaient sur la Somme, à Ypres et à Paschendaele, sous le commandement de Sir John Monash (qui mérite qu’on se souvienne de lui, une fois n’est pas coutume pour un général de la 1ère guerre mondiale, et pas seulement parce que la partie de la ville où nous habitons porte son nom).

Ils étaient en Libye, puisque les soldats « Anglais » qui se sont battus dans le désert étaient largement Indiens, Australiens, néo-Zélandais et Australiens; pendant que les Japonais se préparaient à débarquer au Queensland, les Australiens se battaient pour l’empire à Tobrouk…

Oui, les Japonais étaient vraiment sérieux quand ils parlaient d’envahir l’Australie…

Ils étaient en Corée et au Vietnam, et en Afghanistan, et en Iraq, et qui sait encore ce qu’ils faisaient en Indonésie et en Malaisie dans les années 60 …

Tout ça, et plus encore, est expliqué très clairement, très humainement, dans ce musée (qui est, j’allais dire comme d’habitude, intéressant, pédagogique et agréable). On y retrouve la même dignité que dans tout le site. Et on finit par une « peace room », et une exposition de médailles …

… ou chacune des 4000 médailles représente 100 Victoriens qui sont partis à la guerre, ou 6 qui n’en sont pas revenus.

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Vu d’en haut

Pour voir Melbourne d’en haut, point besoin de prendre un avion ou une montgolfière…. Il suffit de prendre l’ascenseur, et de monter là:

Ca s’appelle la « Eureka Tower », on monte au 88e étage, et c’est (of course !) « le point de vue le plus élevé de tout l’hémisphère Sud ». Et quand, comme hier, il fait grand beau temps, c’est spectaculaire !

On se croirait dans Sim City…

La dernière photo, c’est le « Shrine of Remembrance », ce qui nous amène au sujet suivant !

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Le fabuleux destin de Port-Phillip

La livraison du jour est un peu décousue…

Samedi, sous une bruine pas du tout de saison, on est allé visiter le « Melbourne Cricket Ground », le grand stade de la ville (où on ne joue pas que du cricket, mais aussi du football australien, et même à l’occasion du « soccer », notre football européen). Pour les amateurs de cricket, c’est le stade historique où Bidule a marqué le record de nombres de runs en 1910 contre Machin, et où … bon. Pour des ignares comme nous, c’est une visite détendue avec un groupe d’une quinzaine de personnes (dont deux familles de retraités indiens amateurs de cricket, eux, et capables de répondre aux anecdotes du guide !).

Le stade a été reconstruit de multiples fois, sa version actuelle peut accueillir 100 000 personnes. On découvre tranquillement les gradins, les vestiaires, les salons privés des membres du Melbourne Cricket Club (très prestigieux, nombre de membres limités, liste d’attente de plus de 20 ans…), et un petit musée où on retrace les riches heures du cricket Australien.

De l’histoire du cricket, à l’histoire de Melbourne… La ville a été fondée en 1835. En 1851 (juste après la découverte de l’or à Ballarat), elle comptait déjà 40 000 habitants. Il était donc urgent de construire un stade de cricket, sans lequel aucune ville anglaise digne de ce nom ne saurait exister !

En 1890, la ville a dépassé le million d’habitants, et c’était une métropole moderne, riche, spectaculaire pour les standards de l’époque – une des merveilles de son époque. Les premiers enfants nés à Melbourne sont nés dans une tente au fond du bush, dans la partie de l’Empire la plus lointaine, la plus isolée, la plus anecdotique; leurs enfants ont grandi entre les gratte-ciels, dans une des plus grandes et plus riches villes du monde (mais toujours aussi isolée).

Royal Exhibition Building (1880)
Princess Theater (1886)

C’est au Musée de Melbourne (où la pluie nous a poussé à nous réfugier pour le reste de la journée) qu’on nous raconte cette histoire. Et bien d’autres encore, parce que le Musée présente aussi, et sans ordre particulier, une salle consacrée à l’histoire des aborigènes, une exposition temporaire de miniatures, une cour avec un morceau de « rainforest », grands arbres et fougères arborescentes compris, une galerie de l’évolution, une salle sur le cerveau et une sur la digestion, des dinosaures, un terrain de jeu pour enfants (incluant les bacs à sable où chercher des os de dinosaure), deux cafés, une boutique, un grand hall avec canapés pour les parents et coussins pour les enfants ….

Chacune de ces expositions est intéressante, instructive, ludique, en bon état, et on pourrait y passer des heures. Ca tombe bien, on peut prendre une carte annuelle : on reviendra, c’est sûr !

Pour en revenir à Melbourne, c’est une cité d’immigrants. Je vous conseille la spectaculaire carte de wikipedia. Une illustration plus concrète, pour le touriste, elle se trouve juste en face du musée, à Cartlon.

Comment dit-on « victorien », en Italien ?

Il faudrait poser la question chez « Brunetti« , une « pasticerria » plus authentique que nature. On y parle italien avant autre chose, et les collègues italiens de l’Uni Melbourne, toute voisine, ne s’y trompent pas : c’est là qu’ils vont prendre leur espresso, accompagné d’une dolce

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Scones, eucalyptus et echidné

A la limite de l’agglomération de Melbourne, il y a un groupe de collines qui s’appelent Dandenong Hills. Elles sont couvertes de cette superbe forêt qu’on commence à connaitre, grands « mountain ash » et fougères arborescentes. Et il y a sans doute pas mal de bestioles qui y logent, mais c’est un peu trop fréquenté pour qu’on les voit bien !

Comme c’est juste à la limite de la ville, c’est la destination de ballade des Melbourniens. Et donc, entre les grands arbres on a des boutiques de trucs allant du kitsch au plutôt artisitique (pulls en alpaga, théières, tableaux, antiquités…), des fermes de fruits à cueillir soi même, un train à vapeur, et des salons de thés qui rivalisent de « old world charm », napperons en dentelle et « high tea » inclus.

Ah oui, et pour les lecteurs de Bony, le Mount Chalmers de « L’empreinte du Diable » (Devil’s steps) est en fait Mount Dandenong, à peine déguisé…

Et l’echidné ? Et bien, il vaquait à ses affaires (creuser la terre pour y trouver des fourmis, je pense) à côté du sentier, et s’est laissé complaisemment photographier pendant 1/4 heure…

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Port-Phillip

Ou plutôt, la baie de Port Phillip, la (très) grande baie au fond de laquelle est construite Melbourne. Car la ville est aussi un port (comme toutes les grandes villes Australiennes d’ailleurs), et on aperçoit en arrière plan les grues des docks et les les immenses paquebots de croisère.

Avec tout ces kilomètres de côte, il y a des quartiers balnéaires pour tout les goûts. Des clinquants et des moins riches, des modernes et des anciens, des calmes et des animés. Notre ballade de l’après midi nous a emmené…

à Brighton, aux cabanes de plage multicolores:

A Saint-Kilda, festive et à la mode, grande esplanade sur la mer, bars débordants et animés, tentes et concerts sur le front de mer (oui, parce que en plus c’était la Gay Pride… surprise !); mais aussi un grand pier, une marina, et des maisons aux balcons décorés de fer forgé dans des rues calmes et ombragées:

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Ce matin, j’ai été au marché…

En l’occurence, au QVM. QV ? Queen Victoria, bien sûr… Le QVM est sensé être « le plus grand marché couvert de l’hémisphère Sud ». Je n’ai pas vérifié, mais ça tombe bien, il pleut !

On y trouve de tout. Des stands d’artisanat et de vêtements, de bijoux et de joujoux. Des bidules à touristes et des plastiqueries chinoises. Des cerises de Tasmanie et des choux chinois, des homards de la côte du Vic et des pomfret d’Indonésie, des olives italiennes et du salami polonais.

Pas mal de stands offrent des plats à emporter, et il y a aussi quelques cafés et restaurants. Dans la « food court » au bout du marché, on peut donc s’asseoir autour des tables ou sous les marquises pour y savourer un fish and chips, une roti sri lankaise, un verre de sauvignon de la vallée de la Yarra, une bratwurst, un meat pie, un reuben sandwich, un « long black » ou un « flat white », un porc satay ou des tapas…

En ce qui nous concerne, de quoi occuper agréablement un Samedi pluvieux !