Publié dans Le coin de Claire

Soyez fiers, ça fait du bien !

Je suis fière. Fière de moi, oui, de ce que j’accomplis, de ce que je fais, de ce que je suis, fière de moi, mais aussi fière des autres. De mes proches, ma famille, mes amis. De mon frère, qui est premier de sa classe dans une matière où il partait avec un an de retard. De ma soeur, quand elle monte sur scène devant tout un public pour jouer de la musique, du haut de ses dix ans. Je suis fière de mes proches parce que, tous, ils ont quelque chose de spécial, une qualité, un don qu’ils développent, ou qu’ils peuvent développer. Parce que ce sont tous des personnes fabuleuses. 

Et quelque part, être fier des autres et pas seulement de soi, c’est important. Se réjouir pour les autres, pour leurs réussites, c’est ce qui fait la joie d’un groupe. C’est peut-être ça, la solidarité, être fier des autres. Parce que pour être fier des autres, il faut d’abord leur prêter attention. On ne peut pas remarquer les exploits de ses proches si on vit centré sur soi-même. 

Être fière de mes proches, c’est une des plus belles choses que j’aie jamais ressenti. Cette sensation d’euphorie, de chaleur au creux du ventre, de partage aussi… Cette sensation qui vous rappelle que les gens sont géniaux.

Alors, prenez le temps d’y penser. De vous rappeler que vous êtes entourés de gens géniaux.

Et soyez-en fiers.

Publié dans Le coin de Claire

Le monde est beau

Le monde est beau. Le monde est compliqué, le monde est inquiétant, le monde est effrayant mais le monde est beau. Vous me trouvez naïve, niaise, vous pensez que je vis dans mes rêves, que j’ai tort mais moi j’y crois. J’y crois parce que malgré la douleur, la solitude et la violence, il y a encore des raisons de sourire, de dire ces simples mots : “c’est beau”. Des gouttes de pluie sur les feuilles d’un buisson, c’est beau. Un couple qui s’enlace, c’est beau. Une personne qui sourit à une autre, comme ça, pour rien, juste pour dire bonjour, c’est beau. La musique, quels que soient nos goûts en la matière, c’est beau. Un grand, un frère, un cousin qui tend la main à un petit pour l’aider à se relever, c’est beau. Un vol d’oiseaux, plein d’oiseaux qui traversent le ciel tous en même temps, c’est beau. Des enfants qui, même sans parler la même langue, arrivent à se comprendre, à jouer ensemble, c’est beau. Et ça, tout ça, c’est le monde.

Oui… Le monde, quoi qu’on en dise, est beau, j’y crois, et je continuerai à le dire.

Le monde est beau.

Publié dans Tourisme

Mercredi 22 janvier

Moi, je n’ai pas de photos, mais j’ai des choses à raconter… Donc, lundi, pendant que papa rapportait la voiture chez le loueur, nous, on était lancés dans un tourbillon de rangement, d’installation, de lessive aussi (ben oui, en revenant de vacances…), et de courses. Il y a un supermarché à quinze minutes à pied, tout à fait satisfaisant pour nos besoins.

Par contre, côté maison, quelques déceptions : la cuisine notamment est très peu fournie, manquant cruellement de matériel (seulement une petite poêle et une casserole taille deux personnes, pas très pratique pour une famille de cinq), et sans lave-vaisselle : toute la vaisselle doit être lavée à la main.

On occupe l’unité numéro 3 d’un bloc de huit habitations, avec salon, salle à manger et cuisine au rez-de-chaussée, et trois chambres et une salle de bain à l’étage. Pour la lessive, une laverie commune, avec machine à laver, sèche linge et… Table de billard !

Notre rue, Clayton Road, est un grand boulevard très passant, ce qui peut se révéler assez désagréable, d’autant que l’isolation sonore n’est pas géniale. En suivant ce boulevard, on accède à un certain nombre de magasins, restaurants et autres services. C’est un quartier habité par beaucoup d’asiatiques, et ça se ressent sur le commerce : les restaurants sont chinois, japonais, coréens, malais… Et il y a même des supermarchés chinois ou japonais (au moins deux).

Lundi, donc, grande expédition au supermarché (occidental), pour constituer une base de cuisine. Mardi, suite de l’exploration du quartier : on a découvert la bibliothèque (quinze minutes à pieds de chez nous, et juste à côté du supermarché), qui fait en fait partie d’un grand centre de divertissement avec piscine et cinéma, et du « playground », à dix minutes de marche, petit mais sympathique avec plusieurs structures de jeux. On a déjà des cartes de bibliothèque (et des livres empruntés !), et on voulait tester la piscine aujourd’hui… C’est vrai qu’il fait chaud, et lourd, mais le ciel est très sombre et on sent venir l’orage. Pas le meilleur moment pour sortir, donc, d’autant qu’il fait frais dans la maison. Ce sera pour un autre jour !

Publié dans Tourisme

Prologue, ou un voyage (presque) sans anicroche

C’est une histoire qui commence le 2 janvier dans l’après midi, à la gare de Lyon Perrache, et qui met en scène cinq personnes, dix bagages, et quelques sacs de voyage et pochettes d’ordinateur. Le tout est empilé dans un train pour Roissy et se demande comment descendre du train sans l’aide des gentils oncles qui étaient là au départ…

C’est l’histoire de cinq personnes qui, après avoir réduit au minimum la quantité de bagages qu’elles transportent, embarquent dans un avion blanc orné d’un maharadjah orange et du logo Air India et y passent une nuit bien trop courte précédée d’un repas composé de riz et de poulet avec une sauce trop épicée pour leurs papilles européennes…

C’est l’histoire de cinq personnes épuisées qui débarquent à Delhi et profitent de quelques heures de pause avant de ré-embarquer dans un avion similaire pour y passer une deuxième nuit assez confuse et rythmée par deux repas composés de riz et de poulet avec une sauce trop épicée pour… Comment ça, une impression de déjà-vu ?

C’est l’histoire de cinq personnes affamées qui arrivent enfin à Melbourne et, ayant récupéré leurs nombreux bagages, profitent d’un bon muffin bien occidental et pas épicé le moins du monde – après l’effort, le réconfort…

C’est l’histoire de cinq personnes qui arrivent en camping car, avec leurs dix et quelques bagages, chez un collègue, pour y poser les affaires dont ils n’auront pas besoin pendant les deux semaines où ils vont profiter des vacances pour sillonner la région…

C’est l’histoire de cinq personnes rafraîchies et restaurées qui repartent, après avoir mangé et pris une douche, vers de nouvelles aventures…

Oyez oyez, braves gens, l’histoire de la famille Moyen en Australie…